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Contre l’islamisme : joindre la parole aux actes

Le président français Emmanuel Macron assiste à une cérémonie en l'honneur de trois policiers et d'un agent de l'administration qui ont été tués jeudi dernier à la préfecture de police de Paris, le 8 octobre 2019, par un présumé agresseur radicalisé Benoit Tessier / Reuters

Emmanuel Macron a promis de livrer un combat sans relâche contre l’islamisme. Appelant avec raison la nation à faire bloc, il doit joindre maintenant la parole aux actes et interdire toutes les associations islamistes présentes sur le territoire. Analyse de Emmanuel Razavi

Le président de la République, Emmanuel Macron, a eu le courage de nommer les choses.

Quelques jours après l’attentat qui a frappé la préfecture de police de Paris, il a tenu des propos fermes en déclarant que les responsabilités seraient établies. Il a aussi été clair en appelant à une forme de résistance citoyenne, et à se lever contre un islamisme qui ‘’corrompt les enfants de France’’. Souhaitons qu’il soit entendu. Car la société française paye 40 ans de lâcheté de ses élites vis à vis de l’islamisme et de ses théoriciens. Depuis les années 80, les membres de l’organisation islamiste des Frères Musulmans et les organisations salafistes que  nous dénonçons au sein de notre rédaction ont en effet diffusé un discours communautariste et de haine antifrançaise qui a sapé nos valeurs et fracturé les digues de la république humaniste.

Au nom d’un antiracisme dévoyé et d’un soi-disant féminisme, une partie de la société bien-pensante en est ainsi venu à interdire le simple fait de critiquer le burkini ou l’islamisme, continuum pourtant déviant d’une religion certes respectable, mais qui a démontré qu’elle peinait trouver sa place dans notre démocratie.

Ne pas se tromper de cible

« Faisons bloc sans relâche, contre l’islamisme, contre ces idéologies mortifères qui ne reconnaissent ni nos lois, ni nos droits. Faisons bloc pour l'unité de la nation ». Aujourd’hui, donc, le président demande aux Français de « signaler les petits gestes (…) se réarmer moralement (...), retrouver la sève des valeurs républicaines ». Fallait-il en arriver jusqu’à prôner la surveillance entre concitoyens, pour lutter contre les disciples du totalitarisme islamiste ?

Les journalistes, les policiers et les magistrats qui enquêtent sur l’islamisme en France connaissent par cœur les noms de leurs responsables, de leurs lieux de cultes. Pour commencer, ne faudrait-il pas simplement interdire les centaines d’associations Fréristes et salafistes, ainsi que leurs lieux de prières, répartis sur tout notre territoire ?

Il ne faut pas se tromper de cible.

Oui ! Comme le dit Emmanuel Macron : « Faisons bloc sans relâche contre l’islamisme (…) Pour l‘unité de la nation ». Mais pas au prix de la défiance entre les citoyens. Frappons d’abord le mal à la racine. Sans sombrer dans la paranoïa.

Réaffirmons aussi notre fierté d’être Français.

Si déjà nous faisons cela, alors les islamistes perdront vite du terrain.

 

08/10/2019 - Toute reproduction interdite

La police française vérifie les cartes d'identité de trois femmes portant le niqab alors qu'elles sont arrivées à Lille le 22 septembre 2012 pour manifester après les appels lancés sur Internet par des groupes islamiques Pascal Rossignol / Reuters